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Déguster un carré de chocolat noir ou comment donner un sens au défi collectif que nous traversons tous.
Article publié sur Linkedin - 5 mai 2020

Ce qui caractérise le mieux un carré de chocolat noir 100% cacao, c'est son amertume : avant même de le déguster, on peut la deviner, la pressentir. Une fois ce bout de noirceur porté en bouche, elle s'impose. Le temps est comme suspendu, momentanément. Une frêle grimace parcourt notre visage. Impossible d'y échapper. Nous y voilà confiné. Il faut que cela passe…

… et cela passe.

Aussi étrange que cela puisse paraître, cette saveur se mue en douce suavité. Un parfum lancinant éclipse l'amertume qui semblait souveraine. Notre mâchoire, notre palais, nos narines s’autorisent une soudaine détente. Un sourire dessine nos lèvres : la suavité s’épanouit en nous. Certains se prennent alors à rêvasser, d'autres apprécient simplement leur dégustation, et quelques-uns font tout autre chose - parce qu’enfin, il faut bien faire quelque chose.

Et le carré fond en bouche. 

Le temps reste ainsi suspendu, longtemps. Ceux qui agissaient s'épuisent, ceux qui dégustaient soupirent, ceux qui rêvassaient s'ennuient. Le carré devient pâteux, informe.

Vite, l'avaler : il nous faut sortir de cette torpeur.

 Mais le carré de chocolat noir 100% cacao est un mets bien trop complexe pour accepter de partir sur une telle note et de se laisser avaler. Il tient à nous en délivrer une dernière - et non des moindres : une pointe d’acidité. 

Cette acidité, que représente-t-elle, au fond : un goût de "reviens-y", la réminiscence d’une douce et saine suavité, d’un paradis perdu ? Ou, bien au contraire, serait-elle une subtile mise en garde, un rappel des promesses mensongères d'un chocolat amer ?

Ce défi collectif - le confinement face au covid-19 – je me le figure un peu comme la dégustation de ce carré de chocolat 100% cacao. Certains diront qu’il s’apparente plus à une bouchée de piment vert, épicé et irritant. D'autres encore choisiront à regret la texture d'une pomme de terre, crûe et âcre.

Finalement, peu importe l’image. Ce qui me taraude ce sont les goûts de cet après. Nous pouvons les choisir, les construire. Qu'ils soient insipides, âpres, délicats ou pétillants, ils dépendront de la manière dont chaque direction d'entreprise et chaque manager accueilleront leurs équipes et co-construiront avec eux cet après.

Pour vous aider à créer vos goûts vitalisants, à mobiliser les sens de vos équipes, de vos projets, de vos visions, les coachs professionnels sont là. Appellez-nous.

Alain BOUSIGUE, coach professionnel, VIRTU'OSE - www.virtuose.net -

Merci à Agnès GUILLON ROBIN de l'agence EXPRIM' pour sa précieuse relecture.

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